Chasse du 11 novembre 2009

CHASSE DU 11 NOVEMBRE 2009

Le 11 novembre, une fois de plus la tradition s'est perpétuée à l'Equipage de Grain de Forêt.

Réunissant de nombreux amis de l'Equipage, le marais Breton en Loire Atlantique sous une fine bruine nous recevait avec sympathie

Après le petit casse-croute habituel pris debout. 13 heures, départ pour la chasse.

A peine lancé dans le épines bordant un étier, un premier lapin crochète, sort dans la prairie se ravise et retourne au roncier. Cela lui semble plus raisonnable, mais c'était sans compter sur la vélocité des chiennes de l'Equipage. Il se fera gober à la sortie des épines sans avoir fait une grande chasse

Le buisson suivant, un autre est attaqué, de fil en épines il nous emmène à grande vitesse à l'autre bout de la prairie et passe un fossé d'eau. La voie est bonne, les chiennes carillonnent, sautent l'eau et notre Jeannot qui devait être en train de sécher et de lisser sa fourrure se fait coiffer encore tout mouillé.

Un lièvre dérangé par ce tintamarre saute deux étiers devant tous les photographes présents et pas des moindres. Malgré leur «thermos» tous plus longs et plus gros les uns que les autres, crachant les photos tels des stacatos, ils n'ont pas réussi à immortaliser ce brave animal dans sa cure thermale

Les enfants se chargent des prises tandis que notre maître grisé par ce succès, entame la prospection d'un nouveau roncier, un troisième gratte mousse gicle, longe l'eau, la musique canine donne à pleine gorge. De crochets en vire-cou entre deux ronciers, notre lapin débuche dans la pâture parmi les vaches visiblement surprises de le voir détaler à cette allure. Il rejoint un pont, de nouveaux ronciers se fait battre dans les épines. La course va moins vite dans la broussaille et là, les chiennes bien en meute finissent par avoir raison de sa vivacité. 3 ème hallali en moins de trois quarts d'heure

Revenant vers la voiture bar stationnée au milieu du marais afin de nous rafraichir, longeant l'Etier du Fresne, un nouveau lapin débuche au travers des prairies, saute un, deux, puis trois fossés pleins d'eau. Les chiennes empaument la voie et nous font entendre une grande fanfare pour la joie de nos oreilles Pour la circonstance, elles allient les qualités de la race beagles à celles des chiens de rapport à l'eau. Toutes nos amies à quatre pattes sont à la nage pour suivre ce lapin qui leur semble palmé tellement il va vite dans l'élément liquide. Un roncier puis deux puis 4 ème hallali en 1 h 30 de chasse

Pause devant la voiture de l'ami Pierrot pour le rafraichissement d'usage, échanges de conversation entre le propriétaire qui nous demande de ralentir le rythme des hallalis en nous annonçant que nous avons cinq lapins à prendre et qu'il nous appartient de faire durer la chasse si l'on veut continuer de jouer

On change de prairie, un grand roncier bordé d'eau, les chiennes attaquent, crient à plein gorge, sauve qui peut, l'endroit devenant malsain, 4 lapins se dérobent et s'en vont dans d'autres ronciers pour y chercher la quiétude, . La musique bat son plein, toutes les chiennes chassent en paquet, notre animal de chasse traverse des roseaux, deux fossés d'eau et se défile sur un bossis à la vue de tout le monde sur plus de 100 mètres. Après quelques hésitations et 2 ou 3 crochets, il finit par gagner un roncier à l'opposé de la menée et s'y réfugie. La grâce qu'il s'est procuré ne sera que de courte durée. La voie étant idéale et le temps chassant, les chiennes ont eu vite fait de nous faire vivre une belle course dans le prairie et hélas le « quick » du 5 ème hallali retentissait en 2 heures 30 de chasse

Que fait-t-on ? Grande question, il est un peu tôt pour l'apéro et le diner . La propriétaire se laisse convaincre, il nous donne une 6ème attaque. Merci à lui

Dans un roncier sis en contre-bas d'un bossis dont les épines pour une petite partie sont dans l'eau, les chiennes attaquent, la musique bat son plein sous le fouet du maitre. Je pense qu'il est comme nous, il voit des lapins prendre la poudre d'escampette de chaque bout du roncier et ça chasse à pleine gorge. Ah, notre animal de chasse à du faire une double car les chiennes toujours criantes reviennent dans le sens inverse du début de la menée. Puis un petit balancé nous fait penser que l'animal s'est terré. Mais non, il est relancé et après une dizaine de mètres le « quickkkkkkk » final retentit. Le 6ème halalli est fait

De ce coup ci on rentre, retour au rendez-vous, curée sur le chemin de la ferme, les honneurs à Mme le tante de notre Maître d'Equipage et devinez à qui ? À notre brave Fabrice, oui oui le photographe VDO, vous ne vous êtes pas trompé. Ensuite laisser courre musical avant et pendant l'apéro puis un succulent repas à succédé et clôturé cette magnifique journée

De cette chasse, on peut dire que le haut niveau des eaux des marais à largement contribué à cette réussite. Les lapins n'avaient pas encore été chassés cette saison vu qu'ils avaient la maladie à l'ouverture de la chasse et comme chacun peut le comprendre, la chance de salut n'était pas dans les terriers puisqu'ils sont inondés, la voie très bonne, les chiennes n'avaient que l'embarras du choix dans ces territoires magnifiques

cr de GG

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